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Lounatine, 24 ans, Bruxelles
J'avoue que, chaque jour, je plaque un sourire sur mon visage, je pars à la conquête d'une montagne de projets, j'ai 1000 idées à la seconde... Je secoue les paresseux, les pessimistes, les déprimés... J'avoue : on me croit forte.

J'avoue, moi, quand je me retrouve face à mon miroir ou seule à la fin de la journée, je me sens fragile. J'avoue : mes sourires de la journée cachent toutes les larmes qui coulent le soir ; mes projets ressemblent à une course effrénée pour ne pas tomber dans le vide - comme les personnages de dessins animés qui courent jusqu'à ce qu'ils tombent en se rendant compte qu'il n'y a plus de sol en-dessous d'eux ; et si je secoue mon entourage, c'est moins pour les soutenir que parce que je crève de trouille de sombrer avec leurs idées noires.

J'avoue, quand on me dit que je suis forte, j'ai souvent envie de pleurer.
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Lounatine, 24 ans, Bruxelles
J'avoue que je viens de me faire du bien en pensant à toi.
J'avoue que j'avais réellement la sensation de tes lèvres dans mon cou, de tes mains partout sur mon corps, de toi en moi...
J'avoue j'ai prononcé ton nom, je l'aurais hurlé si j'avais été seule dans cette maison...
J'avoue, oui, un moment, j'y ai cru... J'y ai presque cru... Que le temps avait repris son cours, que la vie était revenue à la normale, que tu étais là...
J'avoue, je me suis effondrée en pleurs parce que cela fait deux mois que je n'ai plus droit au bonheur de t'avoir près de moi.
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Lounatine, 19 ans, Bruxelles
J'avoue que je ne peux plus te supporter. Quand je te vois dans la rue, j'espère que tu ne me verras pas. Parce que je sais comment ça se passe à chaque fois. "Bonjour, ça va?" Puis voilà, on reste un quart d'heure à pas savoir quoi se dire. T'es toujours en partance pour une soirée que tu as déjà bien entamée toute seule ou bien il est midi et tu rentres chez toi. Ben oui, t'étais bourrée, t'as terminé la soirée chez un tel. Tiens oui, comment t'es arrivée chez lui ? Ca, évidemment, tu n'en sais rien. T'étais tellement loin quand vous êtes rentrés ! J'avoue que je suis fatiguée de tes histoires de guindailles auquelles je n'ai absolument rien à répondre. J'avoue que je n'ai aucune envie d'aller me saouler pour enfin avoir un sujet de conversation avec toi. J'avoue que je suis triste de te voir foirer tes études, celles dont tu rêves depuis des années. Tu te souviens, quand tu ne buvais pas ? J'avoue que ça me fait mal de te voir te détruire mais que je n'ai pas la force de t'aider. J'avoue que j'en ai encore moins envie quand tu te permets de me reprocher de me "plaindre" quand je râles parce que j'avance pas dans mon travail. Sous prétexte que toi, t'es débordée. Mais moi, je bosse !!! Toi, tu passes tes nuits à boire et tes journées à dessaouler ! Alors j'estime que je n'ai aucune critique à recevoir de toi ! J'avoue que je m'en veux de dire des choses pareilles mais que j'en peux plus. J'avoue que ça fait mal de voir une amie sombrer dans l'alcool et de se sentir impuissante. Et j'aimerais que tu puisses avouer que tu es alcoolique. Je crois que tu ferais déjà un grand pas. Mais j'avoue que je n'y crois pas du tout.
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